Vous avez envie de faire du théâtre… alors pourquoi attendez-vous encore ?
Il y a ceux qui s’inscrivent à un cours de théâtre presque sur un coup de tête.
Et puis il y a tous les autres.
Ceux qui regardent les horaires. Qui parcourent les programmes. Qui se disent : « Ça me plairait vraiment. » Qui referment la page… puis reviennent quelques semaines ou quelques mois plus tard.
Parfois même quelques années plus tard.
« Un jour, je ferai du théâtre. »
Mais qu’attend-on exactement ?
D’avoir davantage confiance en soi ? D’être moins timide ? D’avoir plus de temps ? De savoir si l’on est « fait pour ça » ?
Et si on n’avait justement pas besoin d’être prêt avant de commencer ?
« Je n’ai jamais fait de théâtre »
C’est probablement l’une des hésitations que j’entends le plus souvent.
Certaines personnes imaginent qu’il faudrait posséder une disposition particulière pour commencer.
Être extraverti. Avoir de la répartie. Savoir improviser. Être à l’aise devant les autres.
Mais si vous saviez déjà faire tout cela, une partie du travail théâtral n’aurait justement plus beaucoup d’intérêt !
On ne commence pas le théâtre parce qu’on sait jouer. On commence pour apprendre à jouer.
Dans mes cours, certains participants découvrent le théâtre pour la première fois tandis que d’autres ont déjà suivi plusieurs sessions avec moi ou pratiqué ailleurs.
Cette diversité est intéressante : chacun arrive avec son expérience, sa personnalité, son imaginaire, son corps, sa voix et sa façon de réagir.
Et chacun peut progresser à partir de là où il en est.
« J’ai peur d’être ridicule »
Ah, le ridicule…
Que va-t-il se passer si vous ne trouvez rien à dire pendant une improvisation ?
Si vous faites un geste complètement improbable ?
Si une idée vous échappe ?
Si vous vous trompez ?
Il se passera peut-être quelque chose de très intéressant : cela deviendra du matériel de jeu.
Car improviser ne consiste pas à trouver immédiatement la bonne idée ou la bonne réplique.
Un silence, une maladresse, une réaction disproportionnée, un geste inattendu peuvent devenir le point de départ d’une scène.
Encore faut-il accepter progressivement de ne pas tout contrôler.
Et cela rejoint directement notre capacité à rire de nous-mêmes.
L’autodérision ne consiste pas à se dévaloriser. Elle permet au contraire de prendre suffisamment de distance avec soi pour oser jouer sans chercher constamment à protéger son image.
« Je suis trop timide pour faire du théâtre »
C’est une phrase que j’entends souvent.
Et elle contient un joli paradoxe.
Attendre de ne plus être timide pour commencer le théâtre, c’est un peu comme attendre de savoir nager avant d’entrer dans l’eau.
On peut parfaitement commencer en étant réservé.
Et surtout, faire du théâtre ne signifie pas devenir extraverti.
Le travail consiste plutôt à apprendre à être présent, à écouter, à réagir, à utiliser son corps et sa voix et, progressivement, à prendre sa place dans le jeu.
Certaines personnes parlent énormément dans la vie quotidienne et découvrent qu’elles ont du mal à véritablement écouter sur scène.
D’autres parlent peu et se révèlent étonnamment présentes dès qu’une situation théâtrale leur donne un cadre.
Il n’y a donc pas un « bon profil » pour faire du théâtre.
Faire du théâtre, ce n’est pas seulement improviser
C’est un point important dans mon approche.
Nous travaillons également le jeu théâtral, le corps, la respiration, les émotions, la présence et l’humour.
L’improvisation occupe une place importante dans mes cours, mais elle n’est pas une fin en soi.
Pourquoi le corps ?
Parce qu’on ne joue pas uniquement avec sa tête.
Avant même de prononcer une phrase, une posture raconte déjà quelque chose.
Une démarche peut faire apparaître un personnage.
Un regard peut modifier toute une scène.
Une tension physique peut empêcher une émotion de circuler.
Un changement de rythme peut soudain rendre une situation comique.
J’intègre donc également dans mes cours un travail corporel, notamment inspiré de la méthode Feldenkrais.
Le corps, la voix, les émotions et l’imaginaire ne sont pas des éléments séparés.
Ils jouent ensemble.
L’improvisation devient alors un terrain formidable pour mettre tout cela en pratique : écouter, réagir, inventer, essayer, se tromper, rebondir.
« Je ne suis pas drôle »
Tant mieux !
Parce que je ne demande pas à mes élèves d’arriver au cours avec une collection de bonnes blagues.
L’humour ne consiste pas nécessairement à chercher à faire rire.
Parce que je ne demande pas à mes élèves d’arriver au cours avec une collection de bonnes blagues.
Il peut naître d’une situation, d’un personnage, d’un décalage, d’un silence, d’une façon de bouger ou d’une réaction totalement disproportionnée.
Très souvent, plus on cherche absolument à être drôle, moins on l’est.
Le travail consiste plutôt à observer, jouer, exagérer, détourner une situation et découvrir son propre rapport à l’humour.
C’est aussi ce qui rend le mélange théâtre, improvisation et humour particulièrement riche.
« Je n’ai pas le temps »
Nos agendas sont pleins.
Travail, obligations, rendez-vous, courses, téléphone, messages…
Et nous attendons parfois qu’arrive une période plus calme pour commencer quelque chose dont nous avons pourtant très envie.
Après les vacances.
En janvier.
Au printemps.
Quand ce gros dossier sera terminé.
Quand les enfants seront moins occupés.
Quand le travail se calmera.
Mais la période idéale a une fâcheuse tendance à ne jamais arriver.
Faire du théâtre demande effectivement de réserver une soirée dans son agenda.
Mais cette soirée n’est pas simplement deux heures que l’on retire à autre chose.
Pendant deux heures, on bouge, on joue, on utilise son imaginaire, on rencontre d’autres personnes, on improvise, on rit.
On quitte momentanément les préoccupations habituelles.
Et c’est probablement pour cela que certains élèves finissent par attendre ce rendez-vous avec impatience.
Et si vous arrêtiez d’attendre le « bon moment » ?
C’est peut-être le frein le plus discret.
« Je le ferai plus tard. »
Quand j’aurai davantage confiance.
Quand je serai moins fatigué.
Quand j’aurai davantage de temps.
Quand je me sentirai prêt.
Et soudain, une année est passée.
Pourtant, on ne devient pas prêt à faire du théâtre avant d’en faire.
C’est en essayant que l’on découvre ce que l’on est capable de faire.
On improvise.
On explore une émotion.
On invente un personnage.
On travaille son corps.
On écoute son partenaire.
On rate parfois complètement une improvisation.
On recommence.
Et puis un jour, quelque chose se passe.
On ose une idée que l’on n’aurait jamais osée quelques semaines auparavant.
On prend davantage de place.
On se laisse surprendre.
On rit de soi.
Et surtout, on joue.
Derrière la porte, il n’y a pas besoin de devenir quelqu’un d’autre
Dans mon article Cours de théâtre à Bruxelles : osez ouvrir la porte d’une vie plus vivante, je parlais justement de cette porte que beaucoup de personnes hésitent longtemps à pousser.
On peut rester devant.
Imaginer ce qu’il y a derrière.
Se demander si l’on sera à la hauteur.
Ou attendre encore quelques mois.
Mais derrière cette porte, il n’est pas question de devenir quelqu’un d’autre.
C’est même souvent l’inverse.
Le théâtre permet d’explorer des personnages, des situations et des émotions très différentes et, paradoxalement, de se donner davantage de liberté pour être soi-même.
C’est ce que j’aime dans ce travail.
Il n’y a pas seulement la scène.
Il y a tout ce que l’on découvre en chemin.
Alors, qu’attendez-vous ?
Vous n’avez pas besoin d’être extraverti.
Vous n’avez pas besoin d’être drôle.
Vous n’avez pas besoin de savoir improviser.
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà fait du théâtre.
Et vous n’avez certainement pas besoin d’avoir complètement dépassé votre peur du regard des autres.
Vous avez surtout besoin d’avoir envie d’essayer.
Le reste se travaille.
Et c’est précisément à cela que servent les cours.
Cours de théâtre, improvisation et humour à Bruxelles
Je propose des cours, ateliers découverte et stages de théâtre, improvisation et humour pour adultes à Bruxelles.
Les groupes accueillent aussi bien des personnes qui débutent que des participants ayant déjà une expérience et souhaitant poursuivre leur travail dans un cadre différent.
Nous travaillons le jeu théâtral, l’improvisation, l’humour, le corps, la respiration, les émotions et la présence.
Parce qu’au théâtre, on peut travailler sérieusement sans se prendre trop au sérieux.
Et si cela fait des mois — ou des années — que vous vous dites :
« Un jour, je ferai du théâtre… »
Peut-être que le moment est simplement venu de pousser la porte.

